15.10.2007

Power Quotes. Presidents des États-Unis pour commencer

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Le professeur de dessin Yann Lindingre se fait emmerder par le maire très démocrate de Metz :

" la politique, c'est pas l'affaire des artistes. "

Vous êtes prier de faire du coloriage, on s'occupe du reste.




Quelques citations gerbantes, extraites de ma mémoire, du site de Michel Collon, et des présidents américains.

0. Vrac.

Jules Ferry : «Le cours d’histoire sera d’une religion de la patrie, une religion qui n’a pas de dissident. »

été 1915 : Wilson envoie les troupes à Haïti afin « d’enseigner la démocratie ».

Le futur président Harry Truman, 1941 : "Si l'Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l'Allemagne, afin qu'il en meure le maximum de chaque côté."

Winston Churchill : " Ce fakir a demi-nu ! " en parlant de Gandhi.

Tony Blair : " La guerre, c'est pour persuader les peuples "



1.
Le président est une marionnette ?

" I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies.

Already they have raised up a monied aristocracy that has set the government at defiance.

The issuing power should be taken from the banks and restored to the people to whom it properly belongs. "
Thomas Jefferson

" Being president is like being a jackass in a hailstorm. There's nothing to do but to stand there and take it. "
Lyndon B. Johnson

" The natural progress of things is for liberty to yield and government to gain ground. "
Thomas Jefferson


2.
Les USA s'auto-détruisent en Irak et ailleurs ?

" Always remember that others may hate you but those who hate you don't win unless you hate them. And then you destroy yourself. "
Richard M. Nixon

" I hate war as only a soldier who has lived it can, only as one who has seen its brutality, its futility, its stupidity. "
Dwight D. Eisenhower

" I think that people want peace so much that one of these days government had better get out of their way and let them have it. "
Dwight D. Eisenhower



Jefferson ?

" Rightful liberty is unobstructed action according to our will within limits drawn around us by the equal rights of others. I do not add 'within the limits of the law' because law is often but the tyrant's will, and always so when it violates the rights of the individual. "
Thomas Jefferson

" The man who reads nothing at all is better educated than the man who reads nothing but newspapers. "
Thomas Jefferson

" The advertisement is the most truthful part of a newspaper. "
Thomas Jefferson

" I hope we shall crush in its birth the aristocracy of our monied corporations which dare already to challenge our government to a trial by strength, and bid defiance to the laws of our country. "
Thomas Jefferson

" Conquest is not in our principles. It is inconsistent with our government. "
Thomas Jefferson

" Educate and inform the whole mass of the people... They are the only sure reliance for the preservation of our liberty. "
Thomas Jefferson

" It is more dangerous that even a guilty person should be punished without the forms of law than that he should escape. "
Thomas Jefferson

" Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state. "
Thomas Jefferson

Chomsky ajoute : " une armée de volontaire est une armée de pauvres. "


" To sin by silence when they should protest makes cowards of men. "
Abraham Lincoln

" Upon the subject of education, not presuming to dictate any plan or system respecting it, I can only say that I view it as the most important subject which we as a people may be engaged in. That everyone may receive at least a moderate education appears to be an objective of vital importance. "
Abraham Lincoln

" The philosophy of the school room in one generation will be the philosophy of government in the next. "
Abraham Lincoln

" Enlighten the people generally, and tyranny and oppressions of body and mind will vanish like evil spirits at the dawn of day. "
Thomas Jefferson

" The shepherd drives the wolf from the sheep's for which the sheep thanks the shepherd as his liberator, while the wolf denounces him for the same act as the destroyer of liberty. Plainly, the sheep and the wolf are not agreed upon a definition of liberty. "
Abraham Lincoln

" Labor is prior to, and independent of, capital. Capital is only the fruit of labor, and could never have existed if labor had not first existed. Labor is the superior of capital, and deserves much the higher consideration."
Abraham Lincoln

" A democracy is nothing more than mob rule, where fifty-one percent of the people may take away the rights of the other forty-nine."
Thomas Jefferson


Ma préférée de Jefferson, contre les frilosités conservatrices :

" I would rather be exposed to the inconveniences attending too much liberty than to those attending too small a degree of it. " Thomas Jefferson





La prochaine vague de Power Quotes sera de Jose Marti, Eduardo Galeano, Noam Chomsky et Marcel Locquin, si je me motive.

Avant-goût ?

" Du point de vue d’Hippocrate, de Galien, de Maimonide et de Paracelse, il existait une maladie appelée indigestion, mais pas de maladie appelée faim. "

Eduardo Galeano dans son sublime "Sens dessus dessous ", 2004.

13.10.2007

Révolution ?

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(Pièce de théâtre de Loïc Gautelier)


J'enfonce une porte ouverte qui en redemande : Les révoltes sont partout.

Il vous suffirait -presque- de visiter Indymedia pour vous en assurez.

Italie

Allemagne

us (par exemple cette candidature libertaire : Josh Wolf )

bresil

venezuela

mexique

égypte (grêves pendant tout l'été)

côte d'Ivoire

grêce

inde, (vs coca cola par exemple)

japon (à mesure que le "faschisme nippon" et la précarité progressent, les révoltes deviennent populaires.)

chine ...


Chine ?

Si, si. Lisez l'excellente Danielle Bleitrach :

"il existe aujourd’hui un débat sur la transformation politique du pays dont nous ignorons tout. Je crois que ces textes ont le mérite (...) de nous présenter une Chine largement ignoré de l’opinion commune et de la propagande médiatique."

"
« Dans l’usine chinoise de Philips, le personnel travaille huit heures par jour, cinq jours par semaine. Et, en sus des salaires, Philips paie un fort pourcentage pour les pensions et l’assurance maladie[2]. » C’est ce qui est écrit dans la loi et c’est ainsi que ça doit aller également. Mais Philips est une exception. La plupart des multinationales ont foulé aux pieds la législation sociale. En Occident, des hommes politiques disent souvent : « En Chine, les travailleurs n’ont pas de droits sociaux et ils sont exploités. »

Mais ils ne disent pas que ce sont surtout les multinationales occidentales
qui foulent aux pieds les droits des travailleurs et ne respectent pas la législation.
"
_____________________________________________________


Q: Pourquoi nos pays deviennent racistes ?

R: Car ils refusent cette réalité : notre déclin. Notre déclin par rapport à l'ancien tiers-monde.


Q: Qu'est-ce que la révolution ?

R: Une démocratisation des révoltes.


Q: Vivons-nous la révolution ?

R: Oui : la révolte est mondiale et est présente dans tous les secteurs de la société.

Scientifiques, écolos, paysans, délinquants, artistes, prolétaires, intellos, ...



Beaucoup d'institutions ont perdu leur légitimité : gouvernements, multinationales, ...

Leur légitimité s'est effacée à tout jamais, la démocratie est en cours.

La face cachée d'Einstein. Mise en relief par Thomas Jefferson et Chomsky

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1.

Einstein s'inquiétait pour nos "démocraties" !

En gros,

" L'oligarchie de capitalistes ne peut être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique ! "

Rien que ça,

Si, si.


En demi-détail,

Albert Einstein, 1949, pour la revue américaine Monthly Review :

" Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est "libre", ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites.

Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique.


Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature.

La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins Privilégiés.

De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.


(...)

Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous.

(...)

La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. (...) L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle. "

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2.

Je me permets de répéter le passage clé qui ne fera mentir ni Jefferson ni Chomsky ni Jonhson :

"Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique."


Déjà Thomas Jefferson -et vous le savez- s'inquiétait :

" I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies.

Already they have raised up a monied aristocracy that has set the government at defiance.

The issuing power should be taken from the banks and restored to the people to whom it properly belongs. "


" I hope we shall crush in its birth the aristocracy of our monied corporations which dare already to challenge our government to a trial by strength, and bid defiance to the laws of our country. "



Chomsky :

" L'institution la plus totalitaire de l'histoire de l'homme -ou presque - c'est probablement une multinationale : c'est une institution gérée par un pouvoir central dans laquel le schéma de l'autorité suit un ordre rigoureux du haut vers le bas.

(..) Ces entreprises sont des conglomérats de pouvoir gigantesque, un pouvoir (...) qui échappe presque totalement au contrôle publique et à la participation populaire. " Page 159, Comprendre le pouvoir, T2. Il cite d'ailleurs Thomas Jefferson au milieu de la citation que je vous ai transmis ici.


Lyndon B. Johnson avoua son rôle de marionnette, sa faible marge de manoeuvre :

" Being president is like being a jackass in a hailstorm. There's nothing to do but to stand there and take it. "


3.

Finalement, " The natural progress of things is for liberty to yield and government to gain ground. " D'où la nécessité, bien comprise par Thomas Jefferson et Abraham Lincoln, de la révolte :

" Le silence devient un péché lorsqu'il prend la place qui revient à la protestation et, d'un homme, il fait alors un lâche. "

Voilà pourquoi nos populaces méprisables (i.e "racailles" selon le Petit Robert) chères à Sarkozy sont inestimables.


Nous oublions trop facilement que la révolte est un devoir du citoyen,


Un devoir qui,

quand on connaît la gueule de nos prisons,

est dur à assumer.

12.10.2007

journal Sarkophage, Bouffon du Roi ?

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Je lis l'excellent Sarkophage, journal de Paul Aries :


Dans l'éditorial, deux mots : dissensus et démocratie.

"Dissensus qui fait vivre la démocratie."

Vous voyez le cadre ?

Démocratie. Nous sommes en démocratie.

Ce serait mal-venu de penser autrement.


Une pensée : Notre système est féodal.

D'ailleurs, dans ce même journal, Alain Accardo l'avoue par divers euphémismes tels que "ploutocratie bourgeoise" et "pouvoir d'une oligarchie".

Nos seigneurs sont les multinationales.

Leurs ministres sont politiciens.

Leurs "commissaires politiques", sorte de clergé laïque, sont les intellectuels dominants, gardiens de la vérité politique, ils assurent le maintien de la foi doctrinale.

Quelques serfs possédant

et beaucoup de serfs esclaves, locataires de leur travail et de leur lieux de vie.


Bouffons du pouvoir ?

Impertinents qui amusent, révèlent les absurdités, incapables de mettre en danger l'établi.

Impertinent mais tolérable. Juste pour fouetter le clergé, l'obliger à réagir. De lui-même, Paul Ariès avoue faire vivre la démocratie. Y croit-il à cette "démocratie" ? En tout cas il l'écrit. Il enfonce le cadre.


Nos vies sont régies par des institutions autoritaires, les journaux et télés vendent les esprits à ces seigneurs,

mais Paul Aries est rassuré, on peut encore faire vivre la "démocratie". On peut encore faire le bouffon.


Ce journal élargit un peu le cadre des pensées autorisées, et cet élargissement n'est d'aucune atteinte au pouvoir.

Un nouveau bouffon, à peine plus impertinent que les précédents.


Note: C'est un très bon bouffon, drôle et doué. On en redemande et en attendant, on oublie la rue.


Note2 : Chomsky est un dénonciateur de ce système féodal.

Son dernier livre : "Failed States"

L'État a le monopole de la violence légitime. Il démontre que ce n'est plus le cas.

Aujourd'hui, beaucoup de la violence privée est légitimée, elle nous est devenue légitime.

Gageons que cette pensée n'attaquera aucun dogme, pas même dans les journaux bouffons.




Résumé :



Non seulement, "Nos démocraties électives ne sont pas des démocraties représentatives" dixit Paul Ricoeur,

mais en plus représenter signifie effacer.


En prétendant nous représenter, nos élus nous effacent.

09.10.2007

Racisme, prisons, démocratie.

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1.
Taille d'un cachot, dans une prison française : 4,05 mètres carrés.
Bien sûr, même un chien est en droit d'exiger plus d'espace. Voir la législation canine ici : http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/10/02/moins-que-des-chiens.html

2.
L'ONU condamne enfin le racisme de nos institutions !
http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/09/29/racistes-nous-ah-ben-merde-alors-ca-me-ferait-bien-chier.html

3.
" Un an ferme pour avoir volé un livre de 6€ "... ! ! ! !
Répondeur du http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1247

4.
Sommes-nous en démocratie ?

Non : pouvoir d'UN peuple, celui qui nous "représente", aux urnes et aux médias.

5.
Qu'est-ce qu'une démocratie ?

- une certaine conception des droits de l'homme.
- un consentement du peuple à son organisation.

6.
Sommes-nous en démocratie ?

Non.

- Notre conception des droits de l'homme est inappliquée.
[voir nos prisons, rafles, etc.. Vivelefeu! ]
- Beaucoup du peuple ne consent pas à son organisation.
[Voir nos prisons, nos banlieues, nos intellos, nos anarchistes. Nous ne consentons pas ! ]