06.02.2008

Exposition de sons libertaires. Mort à la démocratie, Coluche, Philippe Godard et rap anarchiste.

Le mot "avoir" n'existe pas dans une langue au Congo : "Avoir" c'est "Être avec".

Certaines sociétés nous considèrent comme sous-évolués, sexualité et spiritualité étant sous-développées. (Lire par exemple le Nexus d'été 2007 ou le Traité des caresses du docteur Leleu)

Bref, notre conception de la possession n'est pas universel. Le cynisme non plus.












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podcast











Mort à la démocratie, par Léon de Mattis chez Altiplano début 2007.

1/ Ce qu'il démontre entre autres, en vrac :

"La guerre de tous contre tous, puisqu'elle ne s'instaure pas d'elle-même, l'État peut la créer" et ainsi, "ce qui exerce le chantage, (...) c'est l'État." :
"la démocratie n'est rien d'autre que ce chantage permanent à la terreur : aussi imparfaite soit-elle, elle se présente toujours préférable à la tyrannie. Elle tire de son imperfection un argument pour sa poursuite. (...) Ses tares ne tiendrait pas à elle-même mais à son inachèvement perpétuel."
Deuxième chantage : "la surpuissance de l'État est préférable à son impuissance."

"Être représenté = être effacé"

"Exigence réelle de la domination capitaliste = nécessité économique." (LQR)

Historiquement, "démocratie = oligarchie" (référence à Athènes) puis "république = propriété des classes aisées."

Luttes sociales : toute victoire est une défaite.


2/ Une faiblesse : "ce n'est pas le pouvoir qui peut abolir le pouvoir." Mais l'éducation (cf Jose Marti ou qui que ce soit). Or le pouvoir peut jouer sur l'éducation. Donc une oligarchie pourra plus ou moins éduquer son peuple (d'où peut-être l'intérêt de voter).

La question est alors : pourquoi le ferait-elle ?

réponse: parce qu'un concurrent plus efficace l'y a obligé.
On revient à ses propos : il faut expérimenter autre chose pour faire concurrence.

Un maire comme René Balme ou les coopératives de toute forme comme Biocoop ou La Nef ont alors peut-être leur rôle à jouer.

A propos de La Nouvelle Économie Fraternelle, une interview d'une responsable "épargne et vie coopérative" par Satoriz, chaîne à but vilement lucratif vendant du bio approximatif. Chaîne à boycotter au profit des Biocoop qui elles soutiennent les poésies telles que l'associations Kokopelli.

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Joyeuse éducation :

Histoire, anti-manuel : Philippe Godard.
Santé, bande-dessinée : René Bickel.


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" Le rap met en révolte la langue car la révolte doit aujourd’hui concerner toutes les productions langagières dès lors que le capital les a incluses dans son système de domination. C’est en ce sens que nous disons que le rap n’appartient pas à son époque, ni avenir d’une génération, ni modulation mineure de la modernité (ce que les sociologues nomment la crise de l’urbanité). Le rap est bel et bien l’en-dehors de l’époque, la seule contradiction active de la langue-Berlusconi. Le devenir-rap. " conclusion de l'article Le devenir-rap de Pascal Nicolas-le Strat, mis en ligne septembre 1995 chez Multitudes.

Interview de l'artiste Donkishot par Pfm :






Du flim " ma 6-T va craquer " :

On boucle la boucle :



Plus de chansons sont disponibles sur cette page.

12.10.2007

Roure, De Sizif, Carini, Herbert.

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" Parce que la violence

a sa légitimité,

comme la patience

a ses limites "

Serge Roure, Apologie du Casseur, oct 2006.


" Remplacer la communication

par l'explication,

La diffamation

par l'argumentation "

Roger De Sizif, LOTOCRATIE


" J’ai pris conscience de l’importance du don de soi,

sans lequel soigner ne comporte aucun sens. "

Christian Carini, Les Mains Du Coeur, 2001, soignant de l'équipe de Guy Roux à Auxerre.


" Les gouvernements, lorsqu'ils durent,

tendent toujours

vers des formes aristocratiques.

Aucun gouvernement de l'histoire n'a échappé à ce processus.

Et, au fur et à mesure du développement de l'aristocratie,

le gouvernement a de plus en plus tendance à n'agir exclusivement

que dans l'intérêt de la classe dirigeante. "

Franck Herbert.

28.09.2007

Capacité à vivre sa solitude sans s'en rendre compte : schizoïdie

Un livre que l'on a enterré :

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"Exil Intérieur : Schizoïdie et Civilisation", 1975, Roland Jaccard

1. Son propos : "Par nos relations sociales, nous vivons une espèce de coït sans cesse interrompu. Nous côtoyons l'autre mais ne le rencontrons jamais."

Et l'auteur de comparer les anciennes civilisations, (Louis XIV que l'on regardait déféquer...)
avec notre civilisation moderne et schizoïde. ( bien qu'alors sans portable ni pc.. )

Roland Jaccard a eu l'idée de faire ce livre lors d'un voyage en train : tout le monde se regarde, personne ne se parle, chacun se fait ses discours intérieurs...



2. Quatrième de couv : "ce livre a marqué une génération de lecteurs"...

J'ai mailé pas mal de psycho-quelquechoses en leur demandant des suggestions de lecture
pour questionner cette pensée de Mr Jaccard.

Mais ils n'ont rien.

Nada.

Ah si il y en a un qui me dit se souvenir que ce bouquin a fait parler de lui dans son université,

Mais il ne l'a jamais lu.


Et aucun de mes correspondants ne me dit être intéressé par cette lecture,

Aucun ne le lira pour me donner son avis.


Bref, les psycho-experts, ils s'en foutent.



Ça me fait encore penser à Jean-Pierre Petit, Jean-Marc Moreau (utopiatech) et compagnie :

La science, à force de se mettre des oeillières, est mal barrée...

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Pour revenir dans le sujet du livre, voici quelques pistes pour penser la schizoïdie à l'heure des nouvelles technologies :

« Là comme ailleurs, les clients dînaient le portable à l’oreille, chacun dans son univers, assourdissants. C’est comme les transports en commun, me disais-je, il suffit de les prendre pour être assailli par les conversations gueulées à des interlocuteurs invisibles, les gens alentour ignorés, niés, réduits en cendres, toutes frontières abolies entre les espaces public et privé à la manière des régimes totalitaires, éventrés que nous sommes par les sons d’autrui, ouverts aux quatre vents, attaqués de tous côtés, fourragés sans pitié, perforés de part en part. Paradoxe de l’individualisme, on ne disposait plus de périmètre infrangible, d’un quant-à-soi étanche, la collectivité s’imposait sans sauvegarde possible (...). Elle finissait par m’excéder, moi, cette utilisation tous azimuts des téléphones portables, à pied, en voiture, à vélo, en rollers, au lit, aux W.-C., même au spectacle, quasi un nouvel organe. Tous ces gens à déblatérer en public, chacun enfermé dans son monde comme des petits sapins en plastique sous les flocons dans leur globe. »
Jean-Michel Delacomptée, La vie de bureau.

(Ces citations sont extraites de http://www.peripheries.net/article32.html )

Et pour ceux qui pensent que le portable ou internet permet la connaissance de l'autre :

« Selon Erving Goffman, quand deux personnes sont en présence l’une de l’autre, elles échangent deux types d’informations : celles qu’elles donnent et celles qui leur échappent. D’après lui, dans une rencontre réelle, ce sont les informations qui échappent aux gens qui sont essentielles, et non celles qu’ils donnent volontairement. Les informations que les gens laissent échapper malgré eux, si l’on peut dire, dépendent beaucoup de la façon dont ils utilisent leur corps (voix, yeux, posture), ce qui veut dire qu’une grande partie de nos interactions sont une sorte de négociation entre ce que nous contrôlons consciemment et ce qui échappe à notre contrôle. Cet écart, dans les interactions corporelles, entre ce que nous disons, l’image que nous voulons donner de nous-mêmes, et ce qui échappe à notre contrôle, veut dire qu’il est difficile de décrire les aspects les plus importants de notre moi à l’aide de mots, étant donné que c’est précisément ce dont nous ne sommes pas conscients qui a le plus de chances de produire une impression significative sur la personne que nous rencontrons. »
Eva Illouz, « Réseaux amoureux » (étude sur les sites de rencontre en ligne), in Les sentiments du capitalisme.


Il faut également penser à l'hyper-individualisme du 'philosophe' Gilles Lipovetsky. (1983) Le succès de ce discours n'est pas anodin : on le comprend, on le ressent.

Ou même au récent "dissociété" de Jacques Généreux (2006) :

" La «dissociété» est une société qui réprime ou mutile le désir d’«être avec» pour imposer la domination du désir d’«être soi». "

(Le site de l'auteur http://dissociete.fr )


Bref, on a pas fini d'entendre parler d' Exil Intérieur, même si personne ne cite Devereux ou Jaccard.