12.10.2007

Sciences#2 : Métapsychie, Sida, théorie des cordes, thermo-économie...

fec463c6b974751e0bf50bcd40adbccd.jpg


1. Sida.

J'avais contacté, par mail suivi d'appels téléphoniques, les responsables de la recherche sur le sida en France. Les quatre organismes moteurs. Institut Pasteur, IRSC, CRIPS et SIDANET.

Je leur disais que j'avais été révolté par le déni du discours de la dissidence, discours synthétisé dans un texte :

Réfutation à la Déclaration de Durban, 2001.

Je leur disais que j'avais cherché leur réponse à ce discours dangereux. Réponse que je n'avais pas trouvée.


Il fut plaisant d'obtenir leur réponse de vive voix :

Leur réponse était gênée :

"Ça ne sert à rien de répondre à ces illuminés, vous perdez votre temps avec ces textes."

Voilà le discours scientifique ambiant, voilà ce que produisent vos impôts.

À vomir d'obscurantisme.


2. Métapsychie.

Envers et contre tout, les études continuent et s'accumulent. Paul-Louis Rabeyron, au sein de l' I.M.I, à Paris, forme des étudiants à l'étude de ces phénomènes observables et inexplicables.

L'expérience de René Péoc'h, de 1985, s'est encore vue répétée en 2006, aux States.

Ce qu'elle montre ? Que les poussins peuvent influencer le trajet d'un robot, pour peu qu'ils le prennent pour leur mère.

En dehors des discours des journaux, une science avance. Rejoignez-là.


3. Électrolyse pulsée.

L'entreprise UtopiaTech avance. La recherche instituée n'en a cure. Pourtant, Jean-Marc Moreau a pris l'initiative d'inviter les curieux à observer son procédé. Mais les chercheurs, bien assis au fond de leurs fauteuils, ne sont pas curieux.

4.
La fusion froide est aujourd'hui suffisamment documentée pour tirer quelques conclusions : le phénomène existe bel et bien. Les anciens inquisiteurs se taisent enfin. Ils doivent tâcher d'oublier leurs lynchages. A noter qu'il aura fallut les "fous" de la recherche militaire américaine pour accréditer l'objet d'observation.

5.
Jean-Louis Naudin s'est trouvé un mécène, la science avance hors des institutions classiques. Refaites ses expériences.

6.
Claude Bourguignon, désabusé par l'INRA, a créé son Laboratoire d'Analyse Microbiologique des Sols. Il forme les curieux. Rejoignez-le.

7.
La théorie des cordes se meurt : "Rien ne va plus en physique" peut-on aujourd'hui titrer en physique théorique. Lire les témoignages de Jean-Pierre Petit.

Dans nos écoles, tout le monde s'en fout, personne n'en parle. On ne récompense pas la curiosité ni la remise en question. Nous sommes tous conservateurs, c'est une réaction immunitaire dirait
Jean-Pierre Petit.


8.
Que font les chercheurs ?

Lire les textes du collectif grenoblois "Pièces-et-mains d'oeuvre" peut apporter quelques réponses. Chomsky en apporte quelques autres. Les chercheurs vivent de bureaucratie, de complaisance, de futilité, d'abrutissement.

De lâcheté et de bêtise, ajouterait Jean-Pierre Petit.

Je vais d'ailleurs lui laisser la parole :

"Je soutiens la thèse selon laquelle la science,

comme toute forme de pensée,

n’est qu’un système organisé de croyances."



Note : Impossible d'écrire la liste des sciences qui progressent en-dehors des institutions. À part les mathématiques et les sciences techniques, qui ne posent pas de problème de paradigme sociétal, toutes sont bloquées par les personnes et les institutions.

Non, définitivement,

Notre civilisation n'est pas scientifique.

28.09.2007

Capacité à vivre sa solitude sans s'en rendre compte : schizoïdie

Un livre que l'on a enterré :

508fe1dfe28be5dc14aa0a0c14840c2f.jpg
"Exil Intérieur : Schizoïdie et Civilisation", 1975, Roland Jaccard

1. Son propos : "Par nos relations sociales, nous vivons une espèce de coït sans cesse interrompu. Nous côtoyons l'autre mais ne le rencontrons jamais."

Et l'auteur de comparer les anciennes civilisations, (Louis XIV que l'on regardait déféquer...)
avec notre civilisation moderne et schizoïde. ( bien qu'alors sans portable ni pc.. )

Roland Jaccard a eu l'idée de faire ce livre lors d'un voyage en train : tout le monde se regarde, personne ne se parle, chacun se fait ses discours intérieurs...



2. Quatrième de couv : "ce livre a marqué une génération de lecteurs"...

J'ai mailé pas mal de psycho-quelquechoses en leur demandant des suggestions de lecture
pour questionner cette pensée de Mr Jaccard.

Mais ils n'ont rien.

Nada.

Ah si il y en a un qui me dit se souvenir que ce bouquin a fait parler de lui dans son université,

Mais il ne l'a jamais lu.


Et aucun de mes correspondants ne me dit être intéressé par cette lecture,

Aucun ne le lira pour me donner son avis.


Bref, les psycho-experts, ils s'en foutent.



Ça me fait encore penser à Jean-Pierre Petit, Jean-Marc Moreau (utopiatech) et compagnie :

La science, à force de se mettre des oeillières, est mal barrée...

----------------------------------------------------------------------------------

Pour revenir dans le sujet du livre, voici quelques pistes pour penser la schizoïdie à l'heure des nouvelles technologies :

« Là comme ailleurs, les clients dînaient le portable à l’oreille, chacun dans son univers, assourdissants. C’est comme les transports en commun, me disais-je, il suffit de les prendre pour être assailli par les conversations gueulées à des interlocuteurs invisibles, les gens alentour ignorés, niés, réduits en cendres, toutes frontières abolies entre les espaces public et privé à la manière des régimes totalitaires, éventrés que nous sommes par les sons d’autrui, ouverts aux quatre vents, attaqués de tous côtés, fourragés sans pitié, perforés de part en part. Paradoxe de l’individualisme, on ne disposait plus de périmètre infrangible, d’un quant-à-soi étanche, la collectivité s’imposait sans sauvegarde possible (...). Elle finissait par m’excéder, moi, cette utilisation tous azimuts des téléphones portables, à pied, en voiture, à vélo, en rollers, au lit, aux W.-C., même au spectacle, quasi un nouvel organe. Tous ces gens à déblatérer en public, chacun enfermé dans son monde comme des petits sapins en plastique sous les flocons dans leur globe. »
Jean-Michel Delacomptée, La vie de bureau.

(Ces citations sont extraites de http://www.peripheries.net/article32.html )

Et pour ceux qui pensent que le portable ou internet permet la connaissance de l'autre :

« Selon Erving Goffman, quand deux personnes sont en présence l’une de l’autre, elles échangent deux types d’informations : celles qu’elles donnent et celles qui leur échappent. D’après lui, dans une rencontre réelle, ce sont les informations qui échappent aux gens qui sont essentielles, et non celles qu’ils donnent volontairement. Les informations que les gens laissent échapper malgré eux, si l’on peut dire, dépendent beaucoup de la façon dont ils utilisent leur corps (voix, yeux, posture), ce qui veut dire qu’une grande partie de nos interactions sont une sorte de négociation entre ce que nous contrôlons consciemment et ce qui échappe à notre contrôle. Cet écart, dans les interactions corporelles, entre ce que nous disons, l’image que nous voulons donner de nous-mêmes, et ce qui échappe à notre contrôle, veut dire qu’il est difficile de décrire les aspects les plus importants de notre moi à l’aide de mots, étant donné que c’est précisément ce dont nous ne sommes pas conscients qui a le plus de chances de produire une impression significative sur la personne que nous rencontrons. »
Eva Illouz, « Réseaux amoureux » (étude sur les sites de rencontre en ligne), in Les sentiments du capitalisme.


Il faut également penser à l'hyper-individualisme du 'philosophe' Gilles Lipovetsky. (1983) Le succès de ce discours n'est pas anodin : on le comprend, on le ressent.

Ou même au récent "dissociété" de Jacques Généreux (2006) :

" La «dissociété» est une société qui réprime ou mutile le désir d’«être avec» pour imposer la domination du désir d’«être soi». "

(Le site de l'auteur http://dissociete.fr )


Bref, on a pas fini d'entendre parler d' Exil Intérieur, même si personne ne cite Devereux ou Jaccard.